Five Feet Apart
J’ai lu Five Feet Apart en m’attendant à une romance triste, un peu à la Nos étoiles contraires. Et même si le livre reprend certains codes du genre, il arrive à proposer une histoire vraiment touchante, centrée non seulement sur l’amour, mais aussi sur la maladie, la peur, la frustration et la volonté de vivre malgré les limites. C’est un roman qui fait réfléchir sans être lourd, et qui met en lumière le quotidien de jeunes qui doivent composer avec des contraintes que la plupart ne peuvent même pas imaginer.
Résumé :
L’histoire suit Stella Grant, 17 ans, atteinte de mucoviscidose. Stella est organisée, disciplinée, presque obsédée par les règles. Le contrôle, c’est sa manière à elle de tenir la maladie à distance. À l’hôpital, elle connaît chaque couloir, chaque protocole, chaque routine par cœur.
Puis elle rencontre Will Newman, également atteint de mucoviscidose, mais totalement opposé à elle. Will en a marre de vivre sous surveillance, marre des traitements expérimentaux, marre d’être un cas médical permanent. Il ne demande qu’une chose : attendre sa majorité pour pouvoir arrêter les thérapies et vivre comme il veut, même si ça signifie vivre moins longtemps.
Le problème, c’est que les patients atteints de mucoviscidose doivent rester à deux mètres (six feet) les uns des autres pour ne pas risquer de s’échanger des bactéries dangereuses. Du coup, Stella et Will n’ont pas le droit de se toucher. Pas même de s’approcher.
Et c’est là que tout se joue : une relation qui se construit dans la distance, dans les regards, les mots, les frustrations. Ils apprennent à se connaître, à s’aimer, mais toujours avec cette barrière invisible, terriblement présente, qui leur rappelle que le moindre rapprochement pourrait leur coûter la vie.
Informations techniques
Sortie : 2018
Auteurs : Rachael Lippincott avec Mikki Daughtry et Tobias Iaconis
Genre : romance dramatique, jeune adulte
Adaptation : film sorti en 2019
Mon avis :
Ce qui marche très bien dans Five Feet Apart, c’est le contraste entre Stella et Will. Elle veut vivre le plus longtemps possible, lui veut vivre le plus librement possible. Leur relation ne se contente pas d’être romantique : elle confronte deux façons de survivre, deux façons d’accepter la maladie. Et c’est ce dialogue entre leurs visions qui donne toute sa force au livre.
L’interdiction du contact physique fait partie intégrante de l’histoire, et c’est ce qui la rend unique. Le moindre geste prend une importance énorme. Un simple pas en avant devient un enjeu émotionnel. On ressent réellement la frustration, la peur, le manque. La romance est donc d’autant plus intense qu’elle n’a pas droit à l’expression évidente de l’amour.
Le roman met aussi en avant les contraintes médicales, les deuils, les amitiés de chambre d’hôpital, les moments d’espoir suivis de rechutes. Sans tomber dans le misérabilisme, il montre la réalité de la mucoviscidose avec honnêteté.
Ce n’est pas une histoire facile, mais elle est belle, tendre, et elle marque surtout par ce qu’elle dit du besoin de connexion humaine, même quand l’important est justement de garder ses distances.
Et toi, qu’est-ce qui t’a le plus touchée dans cette histoire : la relation Stella/Will, le thème de la maladie, ou la symbolique de la distance interdite ?